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Une bonne nouvelle

La distinction entre le comportement et la vie intérieure est utile. Comme l’iceberg, la partie visible du comportement est associée à une autre invisible car immergée, faite d’émotions, de pensées et de désirs.

L’échange est difficile quand l’enfant n’est pas vu tel qu’il est mais tel qu’il « devrait » être. « Arrête de pleurer », « Tu dois aller à l’école alors inutile de discuter. »... Un « doigt » pointe le devoir à l’enfant. Pour défendre ses besoins, il se rebelle.

Si le comportement n’est pas approprié, les émotions, pensées, désirs et perceptions, eux, sont irréprochables. Le besoin de jouer vient souvent en priorité avant le besoin de repos ou de nourriture. L’enfant agit dans l’instant présent en parfaite harmonie avec la satisfaction de ses besoins.

Pourquoi est-il difficile d’accueillir l’enfant tel qu’il est ?
L’éducation du parent a laissé des traces sous forme de souffrances enfouies. Elle perturbe la relation tant qu’elles n’ont pas été identifiées. L’écoute fine et bienveillante de soi révèle ces traces. Elles aident à comprendre leurs influences sur nos actes.

Quand l’invisible est audible, il est visible. Être à l’ecoute des dialogues irrésolus en soi dessine les formes du bruit des intrus. Quand tous les protagonistes du dialogue intérieur sont entendus, ils apparaissent, montent sur la scène et jouent. Cette comédie, non dépourvue d’humour, est à voir absolument.

Voici la bonne nouvelle. Le spectacle est interactif, il s’écrit avec vous.

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Le climat de sécurité , berceau de la relation

Le climat de confiance et de sécurité créé par le parent permet à l’enfant de développer tout son potentiel. Prendre soin de l’enfant c’est aussi veiller à créer un environnement où il se sent en sécurité. Quand l’enfant n’est pas menacé et se sent en confiance, il va naturellement explorer le monde et établir petit à petit  son autonomie.

L’insécurité par contre, provoque de l’anxiété et du stress et est nuisible à son développement. Les recherches en neurobiologie ont démontré clairement comment l’hormone du stress, le cortisol, va bloquer l’encodage de la mémoire par l’hippocampe. Très nombreux sont les enfants qui ont des troubles du comportement et de l’apprentissage en raison d’une situation familiale stressante.

Dans les collèges, malheureusement beaucoup d’enseignants continuent d’enseigner en s’appuyant sur la peur qui génère du stress et bloque les capacités cognitives de l’enfant. Les recherches ont montré que dans un état de stress notre cerveau écoute les bruits avec une grande attention, car ils vont lui donner des indications pour sa survie : fuir, se battre ou se figer et il n’est plus à l’écoute de la voie humaine. Si vous avez vécu une situation d’intense stress, vous vous souvenez certainement combien il vous était difficile de comprendre ce que l’on vous disait.

Dans la famille et sans le vouloir, nous provoquons de l’anxiété chez l’enfant en voulant le protéger. L’impossibililté qu’il a de donner du sens à un décès, une maladie, un divorce,  car le parent cache l’information, génère une l’angoisse sournoise et s’accompagne parfois d’un sentiment de honte car l’enfant se pense responsable.

Que peut-on dire et ne pas dire? Beaucoup de sujets peuvent être abordés à condition de de tenir compte de l’âge de l’enfant. Dans les ateliers de NOÉTO, les parents apprennent à reconnaitre dans la communication avec l’enfant ce qui  peut faire naitre de l’angoisse et à la modifier de façon a créer un sentiment de sécurité et de bien-être profitable à tous.

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Voir

Peut-on voir notre intention d’oublier ce que l’on cherche désespérément à savoir ?

Peut-on voir notre intention de savoir ce que l’on cherche désespérément à oublier ?

L’espace laissé par un savoir disparu est-il vide ?
Peut-il être visible grâce aux mots qui en délimitent le contour ?

Un savoir disparu est-il plein de mots vides de sens ?
Peut-il être visible grâce au regard qui le contourne ?

Quel rapport entre ces questions et la conférence  » S’épanouir dans la relation Parent-Enfant » ?

Cette conférence apporte-t–elle des réponses ?

Allez savoir?

Allez voir ça

Quand ça?

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Voir sans savoir, arriver au vrai point de départ

Comment regardons-nous et que voyons-nous ? Voyons-nous le monde tel qu’il est ? Ou plutôt tel que nous aimerions le voir ? Voir dans ce cas, est-ce maintenir caché ce que l’on ne veut pas voir et dépenser une grande énergie pour éviter de rencontrer ce que l’on tient à ignorer.

Pourquoi cette nécessité de garder dans l’ombre une part du paysage ? Quelles sont les peurs qui sous-tendent cette opération de camouflage ?

Le regard sélectif comme le tri est rassurant et prouve que nous sommes bien en contrôle. Nous contrôlons quoi au juste? Voir pour éviter quoi ? Éviter nos peurs, nos angoisses qui nous taraudent et nous rappellent que nous sommes insatisfait, que quelque chose ne va pas dont nous sommes les victimes ? Ne cherche-t-on pas à fuir ce que nous avons posé à l’extérieur et qui nous met en face de notre misère intérieure ?

Plutôt que de reconnaitre ce manque en soi, nous le plaçons hors de nous, pour en faire un attribut du monde. La vision de ce manque projeté hors de soi déresponsabilise, mais ne suffit pas à apaiser. Les projections sont inquiétantes, survivre demande de les oublier. Mais de quoi manque t’on au juste aujourd’hui ?

Si de toute évidence nous avons pendant notre enfance été nombreux à manquer d’attention, de considérations et de certains besoins essentiels, manquons-nous aujourd’hui de ce que nous n’avons pas eu hier ? Comment sortir de cette fuite en avant,  cette état d’incomplétude, de désirs inassouvis et de souffrance qui nous séparent du monde?

La cause de notre malheur ne vient-elle pas de notre volonté de vouloir  a tout prix éradiquer  ce qui n’existe pas et prétendre contre toute évidence que ce que nous refusons de voir est bien réel ?
Quelque chose comme: « Je sais, mais je ne vois pas, mais ce que je ne vois pas existe, croyez-moi. Certes je ne tiens pas à le voir de peur de ne rien voir et par conséquent de ne plus savoir. Je ne tiens pas à effondrer les constructions sur lesquelles je me tiens. je ne veux pas me perdre.»

La peur de disparaître dans ce processus est prégnante. Ne pas voir est sous tendu par la peur de mourir.

Voir vraiment, n’est-ce pas inverser le regard, le tourner vers l’intérieur et être à l’écoute en soi de la présence du monde?

Ne plus chercher à saisir permet d’être saisi par ce que l’on ignore. Nous ne pouvons reconnaitre le monde dans la familiarité dans laquelle nous l’enfermerons, mais le monde lui nous reconnaît, nous accueil dans son mystère. Au seuil du regard, il y a la mort de soi, de son désir de comprendre, de contrôler, d’expliquer, mort du monde illusoire que nous avons élaboré, mort de nos certitudes.

Renaitre dans le regard que le monde porte sur nous. Être comme la liberté de l’arbre offert a la lumière, au vent, nourrit par la terre et la pluie.

Il n’y a pas de recette pour voir , nous avons toutes les ressources nécessaires, c’est un état d’esprit. Les peurs forment des obstacles à traverser,  des portes à ouvrir. Parfois au detour du chemin, sans faire d’effort,  nous sommes surpris par l’instant présent. Le monde bascule et s’ouvre.

Je me rappelle une longue visite au musée d’art moderne de New York, je m’arrêtais devant chaque tableau et laissais les oeuvres me visiter, a l’ecoute de leur résonance ou leur silence. Au dernier étage du musée, je suis resté devant une très grande toile, une peinture des toits d’une ville, une œuvre magistrale. Je passais des détails à la vision d’ensemble, j’appréciais la composition très recherchée, revenais sur les détails. Je me laissais imprégner par l’oeuvre de ce grand artiste. Après un long moment, j’ai soudain réalisé que je n’étais pas devant un tableau, mais devant une fenêtre. Je regardais les  toits de New York. Le paysage était bien réel. Pendant plusieurs secondes j’avais vu la ville avec un œil neuf, comme jamais auparavant.

Je vais revenir à New York et signer cette fenêtre, je veux dire cette peinture, non c’est l’inverse. Je ne sais plus.

Changer son regard n’est donc pas difficile et ne demande aucun effort. À chaque instant il est possible d’abandonner les intentions qui sous-tendent le regard et masquent des pans entiers du monde. En un instant le regard peut s’inverser, entrer en nous et nous transformer.

Dans la relation avec les enfants, le processus est similaire, nous avons le choix, soit avec de bonnes intentions, chercher à modifier ce qu’ils sont pour les voir un jour tel que nous souhaiterions qu’ils soient, ce qui est une entreprise vouée à l’échec, en tout cas sur le long terme, ou bien les voir tel qu’ils sont et comme une peinture les écouter vivre en soi.

Cette reconnaissance de l’autre en soi nous transforme. L’enfant se sent reconnu, il va se mettre à résonner en accord avec la résonnance que nous avons de lui. L’enfant et le parent s’accordent comme les cordes d’un instrument. Ceci ne veut pas dire que la discipline n’est pas nécessaire et que tous les comportements sont permis. Le rôle du parent est d’entrer en relation avec l’enfant, d’être en résonnance avec son être dans le respect total de ce qu’il est. Cette qualité de connexion est essencilel pour son développement. Quand l’enfant perçoit la différence que le parent fait entre ce qu’il est et ce qu’il fait, il est en confiance. Ne se sentant pas renier, il est dans de bien meilleures dispositions pour écouter le parent et changer son comportement.

Comment en arriver là. Est-il nécessaire de lire, analyser, étudier, décortiqué le comportement de l’enfant pour comprendre et pour savoir, en verlan pour voir ça ?
Peine perdue, ce pouvoir donné au savoir est cécité.

La négation vient à la rescousse et inverse autrement « savoir » pour créé « nonsavoir » ou « inconnaissance », un état de radical acceptation qui ouvre les yeux et laisse entrer en soi le regard du monde. Ce regard porté par la lumière qui est porté par le regard qui est porté par la lumière et inversement se déploie, danse et se conjugue dans tous les sens de traverse et nous traverse . Nos visages apparaissent alors avec les traits de leurs innocences originelles. Nous sommes arriver « au vrai point de départ* ».

Nicolas Allwright

* Lorsque je suis venu
Te prendre par la main,

Ce n’était pas par jeu,
Ni pour t’arraisonner.
C’était pour arriver
Au vrai point de départ.
Guillevic
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Entre

entre les lettres
à claire-voie
l’être   v   o   i    t
 

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Passage de l’entonnoir

Le chemin vers la connaissance met en lien des trous qui derivent dans notre mémoire. Sur ces sentes tortueuses peuplées d’ombres errantes, la honte hante. La conscience la fond dans noir. Fonte de honte qui entre dans antre. Nid de l’alchimie du sens où o et r sont enfouit. U s’y blottit et recueille au coeur de nuit une lumière d’or qui dessine des signes d’une histoire en fuite. Suivre son fil d’encre tissent les toiles de nos destinées.

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Pas pour toujours

Une mémoire non accessible composée d’images, sensations, perceptions, émotions contribue à de notre représentation de soi, d’autrui et du monde. Elle se manifeste sans notre conscience et influence chaque jour nos décisions, nos comportements. Elle génère des pensées pour nous protéger des émotions liées à des événements oubliés. Ces pensées construisent un savoir rempart qui s’élabore avec une tentative de mise a mort en toile de fond de ce que l’on ne sait pas. Elles fabriquent des illusions qui sont les gardiennes de la prison de l’ignorance. Pour nous en évader, nous cherchons là où les pensées éclairent et non là où le souvenir est perdu. Mais pas pour toujours, dans les bas fond au milieu des décombres, des mémoires naviguent et esquivent les fantômes qui rôdent et érodent le sens enfermé dans des cryptes. L’écoute décrypte des signes, le regard inversé entrevoit des éclats, assemble des débris. Petit à petit ces bribes entr’aperçues s’assemblent en une forme qui nous ressemble.

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